Philippe Sé
guin, Né le 21 avril 1943 à Tunis (Tunisie)
Fonctions
* Premier président de la Cour des comptes
* Président de la Cour de discipline budgétaire et financière
* Président du Comité sur le coût et le rendement des services publics
* Président du Conseil des prélèvements obligatoires
* Président du Conseil supérieur de la Cour des comptes
* Président du Conseil supérieur des Chambres régionales et territoriales des comptes
* Président du Comité des commissaires aux comptes de l’ONU
* Commissaire aux comptes de l’UNESCO
* Commissaire aux comptes de l’Organisation internationale de la francophonie et du fonds multilatéral unique
* Commissaire aux comptes de l’Organisation de l’aviation civile internationale
* Commissaire aux comptes d’Interpol
Formation
* Diplômé de l’institut d’études politiques d’Aix-en-Provence
* Licencié ès lettres, diplôme d’études supérieures d’histoire
* Ancien élève de l’Ecole nationale d’administration - Promotion “Robespierre”
Carrière
* 21 juillet 2004 : Premier président de la Cour des comptes
* 2004 (juin) : Président du conseil d’administration du Bureau International du Travail
* 2003 (Mars) : Conseiller maître
* 2002 (Octobre) : Chef de la délégation gouvernementale française au conseil d’administration du Bureau International du Travail
* 2002 (Juin) : Réintégré dans les cadres de la Cour des comptes
* 1993 (Avril) / 1997 (Avril) : Président de l’Assemblée nationale
* 1986 (Mars) / 1988 (Mai) : Ministre des affaires sociales et de l’emploi
* 1983 (Mars) / 1997 (Octobre) : Maire d’Épinal
* 1978 (Avril) / 2002 (Juin) : Député des Vosges (1re circonscription)
* 1977 (Octobre) / 1978 (Février) : Chargé de mission au cabinet du Premier ministre
* 1977 (Juin) : Conseiller référendaire de 2e classe
* 1977 (Avril) : Chargé de mission au secrétariat d’État auprès du Premier ministre (relations avec le Parlement)
* 1975 (Octobre) : Réintégré dans les cadres de la Cour des comptes
* 1974 (Octobre) : Adjoint au directeur de l’éducation physique et des sports auprès du secrétaire d’État auprès du ministre de la qualité de la vie
* 1973 (Avril) : Chargé de mission au secrétariat général de la présidence de la République
* 1972 (octobre) / 1973 (Mars) : Chargé de mission auprès du Premier président de la Cour des comptes
* 1971 (décembre) : Auditeur de 1re classe
* 1970 (juin) : Chef de la division de la scolarité au rectorat de Nice au ministère de l’éducation nationale
* 1970 (juin) : Auditeur de 2e classe à la Cour des comptes
* 1968 (janvier)/ 1970 (mai) : Élève à l’École nationale d’administration
Décorations
* Grand Croix de l’ordre national du Mérite,
* Officier des Arts et Lettres,
* Chevalier des Palmes académiques,
* Chevalier du Mérite agricole,
* Médaille de bronze de la jeunesse et des sports,
* Médaille d’honneur régionale, départementale et communale,
* Grand Croix de l’Ordre du Mérite d’Allemagne,
* Grand Croix de l’Ordre de la Croix du Sud du Brésil,
* Commandeur de l’Ordre Stara Planina de Bulgarie,
* Membre du Most Honourable Order of the Crown of Brunei,
* Grand Croix de l’Ordre Royal de Sahamétrei du Cambodge,
* Grand Croix de l’Ordre du Mérite du Chili,
* Grand Cordon de l’Ordre Ouissam Alaouite (Maroc),
* Grand Croix de l’Ordre de Gorkha-Dakshina-Bahu du Népal,
* Officier de l’Ordre national du Québec,
* Grand Croix de l’Ordre du 7 Novembre,
* Grand Croix de la République de Tunisie,
* Grand Officier de l’Ordre de la Pléiade,
* Commandeur de l’Ordre de Tahiti-Nui.
Distinctions
* Médaille de bronze de la faculté des lettres d’Aix-en-Provence (1967)
* Médaille de l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence (1967)
* Prix de la Fondation Napoléon (1990)
* Prix des écrivains combattants (1990)
* Docteur honoris causa des Universités de Loughborough, de Bucarest et de Montréal.
Bibliographie
* « Réussir l’alternance - contre l’esprit de revanche », Collection « Franc-parler », Editions Robert Laffont (1985) ;
* « La force de convaincre » entretiens avec Pierre Servent, Collection « Itinéraires », Editions Payot (1990) ;
* « Louis Napoléon le Grand », Editions Grasset (1990) ;
* « Discours pour la France », Editions Grasset (1992) ;
* « De l’Europe en général et de la France en particulier », avec Marie-France Garaud, Collection « Pamphlet », Editions Le Pré aux Clercs (1992) ;
* « Ce que j’ai dit », Editions Grasset (1993) ;
* « Discours encore et toujours républicains », Editions Denoël, Collection « documents » (1994) ;
* « Deux France ? », En collaboration avec Alain Minc, Editions Plon, (1995) ;
* « 240 dans un fauteuil – « La saga des présidents de l’Assemblée », Editions du Seuil (1995) ;
* « En attendant l’emploi », Editions du Seuil, collection « essais » (1996) ;
* « C’est quoi la politique ? », Editions Albin Michel (1999) ;
* « Plus Français que moi, tu meurs ! », Editions Albin Michel (2000) ;
* « La mondialisation sonne-t-elle le glas du politique ? », Editions Fides (2001) ;
* « Lettre ouverte à ceux qui veulent encore croire à Paris », Editions Albin Michel (2000) ;
* « Revisiter Montcalm », Editions Fides (2002) ;
* « Itinéraire. Dans la France d’en bas, d’en haut et d’ailleurs », Editions du Seuil (2003).
http://www.philippeseguin.fr/
Bertrand Delanoë est un homme politique français né le 30 mai 1950 à Tunis (Protectorat français en Tunisie, aujourd’hui en Tunisie). Membre du Parti socialiste, conseiller de Paris depuis 1977, député de l’ancienne 26ème circonscription de Paris de 1981 à 1986 puis sénateur de 1995 à 2001, il est maire de Paris depuis mars 2001.
Biographie :
Origines familiales et enfance :
Bertrand Delanoé nait le 30 mai 1950 à Tunis d’un père géomètre athée et d’une mère infirmière catholique.
Ses arrières-grands-parents paternels quittent la baie de Saint-Malo d’où ils sont originaires pour s’installer à Saint-Pierre-et-Miquelon où son grand-père paternel, Auguste, naîtra et passera son enfance. La famille reviendra s’installer dans la région de Saint-Malo et Auguste part alors en Tunisie pour devenir capitaine du port de la Goulette. Il y épousera Anita, une italienne. La mère de Bertrand Delanoé est elle d’origine périgourdine par son père et anglaise par sa mère. Bertrand Delanoë grandit à Bizerte. À 6 ans, il devient membre des Petits Chanteurs à la Croix des Sables, une chorale affiliée aux Petits Chanteurs à la Croix de Bois. Il racontera plus tard que cette expérience a été « son plus beau souvenir d’enfance ».
Il était présent, â l’âge de 11 ans, lors de la crise de Bizerte.
A l’âge de 13 ans, sa famille s’éclate au moment de la fermeture de la base de Bizerte. Sa mère vient s’installer à Rodez (Aveyron) avec son fils. Bertrand Delanoë y fait ses études secondaires à l’Institution Sainte-Marie. Il part pour l’université de Toulouse pour faire des études en droit. Le Who’s Who indique qu’il est diplômé de sciences économiques de l’université de Toulouse, sans donner plus de précisions Etudes supérieures d’économie. Cadre de la communication.
http://bertranddelanoe.net
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bertrand_Delano%C3%AB
Né le 3 août 1903 à Monastir, fils d’un officier de l’armée beylicale, il était le plus jeune de huit frères et sœurs. Sa famille appartenait à cette classe moyenne du Sahel Tunisien. Envoyé à Tunis à l’âge de cinq ans auprès de son frère aîné, Bourguiba fait ses études primaires et secondaires au collège Sadiki puis au lycée Carnot.
Muni du Baccalauréat, il Part à Paris pour « étudier le droit en vue de combattre le protectorat français ».
Habib Bourguiba revient en Tunisie en 1927 muni d’un diplôme lui permettant d’exercer le métier d’avocat. Il se lance tout de suite dans l’action politique en rejoignant les rangs du Parti destourien (parti nationaliste qui prône le retour à une Tunisie traditionnelle) et en collaborant au journal L’Etendard tunisien, avant de fonder, en 1932, L’Action tunisienne.
Très vite, ce meneur d’hommes au verbe facile et au regard séduisant réalise que la libération de son pays ne peut pas être l’oeuvre d’une classe politique cloîtrée au coeur de Tunis et méfiante à l’égard des masses populaires.
En 1934, il claque la porte du vieux Destour de Cheikh Abdelaziz Thaalbi et fonde, avec un groupe de jeunes, le parti du Néo-Destour. Au bout de quelques mois seulement d’action politique et de «contact direct» avec les foules, le résident général français, Marcel Peyrouton, fait arrêter les «agitateurs» et ordonne leur déportation dans le Sud tunisien. Cette détention se prolonge jusqu’en 1936.
A nouveau arrêté, il sera libéré en 1942 par les Allemands, mais il refuse de se ranger du côté des puissances de l’Axe. «L’Allemagne ne gagnera pas la guerre et ne peut la gagner», écrit-il juste avant sa sortie de prison, dans une lettre adressée à son compagnon de lutte Habib Thameur : «L’ordre vous est donné à vous et aux militants d’entrer en relation avec les Français gaullistes en vue de conjuguer notre action clandestine. Notre soutien doit être inconditionnel, c’est une question de vie ou de mort pour la Tunisie.»
Le soutien apporté par le Néo-Destour à la Résistance française n’est malheureusement pas pris en compte par les autorités coloniales, au lendemain de la défaite des forces de l’Axe. Moncef Bey, le souverain le plus populaire de la dynastie husseinite, est destitué, et Bourguiba, désappointé par la France, quitte clandestinement le pays. C’est au Caire qu’il s’installe et fréquente, de 1945 à 1949, les milieux nationalistes et intellectuels arabes. En 1947, il effectue une visite aux Etats-Unis pour défendre la cause de son pays. Déçu par ses contacts dans le monde arabe - et notamment avec la Ligue arabe -, il comprend qu’il lui faudra compter avant tout sur ses propres forces et sur les mouvements anticoloniaux en Occident.
Rentré d’exil, il se met à sillonner la Tunisie pour reprendre le contrôle de l’appareil du Néo-Destour, animé, en son absence, par son lieutenant et futur rival, Salah Ben Youssef. Après l’échec, en 1951, d’une expérience gouvernementale à participation destourienne, Bourguiba comprend que la route de l’indépendance est encore longue. En janvier 1952, il est arrêté pour avoir appelé ses compatriotes à multiplier les actions de résistance.
La chance lui sourit le 31 juillet 1954 lorsque Pierre Mendès France, Président du Conseil (premier ministre) français, débarque à Tunis et déclare devant le bey à Carthage que Paris n’est pas opposé à l’émancipation du peuple tunisien. Le 1er juin 1955, Habib Bourguiba effectue un retour triomphal à Tunis, juste après la signature des conventions franco-tunisiennes reconnaissant l’autonomie interne du pays. Son habileté manoeuvrière et sa détermination à devenir le maître incontesté du Néo-Destour le poussent à exclure du parti et à contraindre à l’exil son influent rival, Salah Ben Youssef, qui refuse l’autonomie interne.
La proclamation de l’indépendance le 20 mars 1956 semble avoir été hâtée par l’obstination de Bourguiba, de plus en plus soucieux de prouver le bien-fondé de sa «politique des étapes», surtout après le soutien apporté par le Président égyptien Gamal Abdel Nasser à Salah Ben Youssef.
Il défendra cette «politique des étapes» face à Israël. En 1965, son discours historique de Jéricho, en Cisjordanie, dans lequel il prône l’acceptation du plan des Nations unies de partage de la Palestine entre deux Etats fait l’effet d’une bombe.
Des manifestants dans les rues de nombreuses villes du Proche-Orient et des médias arabes l’accusent d’être «un laquais du colonialisme et de l’impérialisme».
Dès la première année de l’indépendance, Bourguiba inaugure un train de réformes législatives, dont le fleuron reste le code du statut personnel (CSP).
Promulgué le 13 août 1956, il accorde à la femme des droits sans équivalent dans le monde arabe. Il abolit notamment la polygamie et la répudiation, et exige, pour le mariage, le consentement mutuel des futurs époux. Cette attaque contre les sources de la discrimination contre les femmes fait des tunisiennes des privilégiées au Maghreb et au Proche-Orient.
En devenant le premier Président de la République, le 25 juillet 1957, après avoir aboli la monarchie dans un climat de liesse générale, Habib Bourguiba poursuit son projet de construction d’un Etat moderne, en s’appuyant sur un parti dont les cellules quadrillent le pays. Il voit dans la gratuité de l’enseignement le meilleur outil de combat contre le sous-développement. Environ le tiers du budget de l’Etat y est consacré. Tout en étant soucieux d’élargir la base de son parti et d’encourager les jeunes à assumer des responsabilités politiques de premier plan, Bourguiba n’a jamais promis la démocratie. Le pluralisme politique risquant, selon lui, de semer la division et de réveiller «les mentalités tribales et rétrogrades». Il estime que la mainmise de son parti sur les syndicats, le contrôle de la presse et l’interdiction du pluralisme sont les seuls moyens de réaliser son projet de développement.
Grandes oeuvres entreprises depuis l’indépendance :
- Le 14 avril 1956, il constituait le premier Gouvernement de la Tunisie indépendante.
- Le 13 août 1956 introduit au parlement la loi du code du statut personnel, qui donnera a la femme Tunisienne des droits complètement ignores auparavant comme le consentement au mariage, l’age du mariage ,l’abolition de la polygamie,le droit de vote, le divorce civil etc.
- Le 25 juillet 1957, L’assemblée Nationale Constituante proclamait l’abolition de la monarchie et l’institution de la République avec Habib Bourguiba son premier Président qui sera plus tard plébiscite constitutionnellement le 8 novembre 1959.
- Dès 1957 un programme de reforme agraire s’entame et abolit les «Habous». L’unification et Tunisification de la justice s’enclenche et dote le pouvoir judiciaire d’outils modernes et homogènes.
- En juin 1958 la réforme et généralisation de l’enseignement s’entame avec comme objectif un system éducatif uniforme, général et ouvert à tous les Tunisiens d’âge scolaire et gratuit de surcroît.
- Un vaste programme de construction de l’infrastructure de base et très vite mis en œuvre, qui couvrait des hôpitaux publics, des routes reliant les différentes zones du pays, aux barrages hydrauliques pour une gestion plus efficiente des ressources en eau et en énergie.
Bourguiba restera à la tête de la Tunisie jusqu’au 6 novembre 1987 la suite duquel il fut écarte pour raisons de santé, par son premier ministre et ministre de l’intérieur de l’époque. Bourguiba passera le restant de ses jours à Monastir sous résidence surveillée jusqu’à sa mort le 6 avril 2000.
Il sera enterré au Mausolée de la famille Bourguiba le 8 avril 2000.
http://www.bourguiba.com/
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