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Les berbérisants n’ont eu qu’un intérêt limité pour l’étude du berbère en Tunisie ; la raison principale semble en être le statut marginal de cette langue dont les locuteurs ne dépassent pas 1% de la population tunisienne. En outre, cet intérêt est surtout d’ordre historique dans la mesure où le berbère tunisien est considéré comme un substrat dont l’analyse est susceptible d’éclairer les modalités de la continuité et de la variation spécifiques aux parlers tunisiens et d’illustrer quelques-uns des mécanismes de l’évolution du berbère en général.

L’objet de ce papier est de présenter un compte-rendu succinct des principaux travaux consacrés aux parlers berbères de Tunisie (désormais PBT), viz., (PROVOTELLE 1911, PENCHOEN 1968 et COLLINS 1981). Cette présentation va nous conduire à examiner la distribution des PBT, leurs structures – en particulier dans les domaines de la phonologie et de la morphosyntaxe – et, enfin, la situation sociolinguistique du berbère en Tunisie.

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